lundi 7 août 2017

Turquie , le retour

DIMANCHE 6 AOUT

Journée de liaison, pour rallier le nord ouest, par la quatre voies qui permet d'éviter ANKARA : TRABZON,  REFAHIYE, ERBAA.
La 4 voies est en parfait état, aussi large et bonne que l'autoroute et évite systématiquement la traversée des villes. Nous constatons que des travaux, parfois titanesques, ont été réalisés, au niveau de l'infrastructure routière.
Il y a parfois des "Trafic Control" : la police, encadrée par des militaires et des blindés, effectue des contrôles au hasard. A part cela, gendarmes et policiers ne sont pas gênants.
Nous descendons dans le même hôtel qu'au voyage aller. La clim, dans la chambre, est la bienvenue ! Il fait aujourd'hui une chaleur étouffante : 35 à 41 °. Par contre, pour ce qui est du calme, ça pourrait être mieux : un mariage bat son plein dans le parc, juste derrière l'hôtel...

LUNDI 7 AOUT

Nous continuons notre progression vers le nord est : AMASYA, BOLU, DÜZCE, SAKARYA.
Puis nous bifurquons vers le sud, pour éviter ISTANBUL et rejoindre le détroit des DARDANELLES.
Le long de la route, des relais permettent aux voyageurs de faire une pause : restaurant,  hôtel parfois, station service, market, on trouve tout ce dont on peut avoir besoin et même une mosquée...
Globalement, nous constatons une nette radicalisation de la société :  les femmes sont quasiment toutes voilées et portent des vêtements fermés  (avec la chaleur qu'il fait, ça doit être un supplice !) Sans oublier le culte voué à Erdogan : beaucoup de portraits, des avenues, des bâtiments à son nom etc... Nous cherchons à rester discrets et évitons d'en parler avec les gens rencontrés.








  





samedi 5 août 2017

Fin de la Géorgie

 JEUDI 3 AOUT

Nous quittons la SVANETIE pour la MER NOIRE.
En sortant de MESTIA, nous retrouvons les hollandais, rencontrés hier sur le télésiège. Ils se rendent à UREKI, au bord de la mer noire pour y faire une pause. Nous verrons si l'endroit nous plait et y passerons peut être quelques jours avant de quitter la Géorgie.
Les torrents de montagne se rejoignent pour former le lac de Dehveri, que nous longeons sur 30 km.
Des vaches ( et souvent des cochons) encombrent la route. On en trouve même dans les tunnels et sur l'autoroute...
Au bout du lac, nous arrivons dans la plaine ( ZUGDIDI, POTI, UREKI) et découvrons la mer noire.
UREKI  nous fait fuir : souvenirs, marchands de glaces et de shashlicks, beaucoup de touristes et une cohue indescriptible. Justement ce que nous voulons éviter !
En rebroussant chemin, vers POTI, nous remarquons, à GRIGOLETI, un petit hotel au milieu d'une forêt de pins, en bordure de la plage. Mais ce n'est pas la plage de sable fin dont nous avions rêvé ! Des gros galets, par contre, et du sable noir.
Nous décidons cependant d'y passer deux nuits, pour nous reposer.

VENDREDI 4 AOUT

Journée repos : un petit tour au marché de POTI, lecture, sieste, plage et un bon poulet grillé pour le diner...

SAMEDI 5 AOUT

Direction BATUMI, en longeant la mer noire. Beaucoup de circulation et de touristes : azéris, iraniens, russes et géorgiens.
Puis vient le poste frontière et un véritable parcours du combattant commence.
Le chauffeur du véhicule doit rester dans la voiture, tandis que le passager doit se rendre, à pied, dans les différents bureaux et y accomplir les formalités. Il faut ensuite suivre une sorte de corridor, fermé par des barrières en tôle, au milieu d'une foule de gens, qui trainent d'énormes sacs et se bousculent.De plus, le poste frontière est en plein travaux et les ouvriers circulent avec des machines, au milieu de la cohue.
Commence ensuite une longue attente, pendant laquelle on se demande ce qu'il est advenu de son coéquipier...
Au total, il nous aura fallu trois heures pour nous retrouver et sortir enfin de cet endroit...
Heureusement que nous avions déjà l'expérience d'autres pays, où le passage de la frontière est tout aussi galère.

Après cette épreuve, c'est un vrai plaisir de rouler tranquillement sur une bonne route.
Nous voici en Turquie. Nous y resterons sans doute une semaine. Pas spécialement pour faire du tourisme (nous avons déjà visité la Turquie à deux reprises ) mais pour y trouver un endroit agréable, par exemple près du détroit des Dardanelles, et en profiter.
Puis nous rentrerons par la Grèce et l'Italie.




jeudi 3 août 2017

Géorgie 3



LUNDI 31 JUILLET

Cap vers l'ouest, plus exactement vers KUTAISI,  point de départ pour un autre périple vers les montagnes du nord.
Nous trouvons un hôtel à Kutaisi même, dans une rue pavée, très escarpée. La patronne nous fait voir un vieux livre de grammaire française (genre le "bled"), à partir duquel elle essaie d'apprendre le français. Je m'installe à côté d'elle, et nous vérifions ensemble quelques expressions usuelles en français et géorgien.
La ville est très étendue ; les maisons sont à flanc de coteau, cachées dans la verdure. La cathédrale de BAGRATI est seulement à 400 mètres de l'hôtel. Construite par le roi Bagrat, elle est surtout intéressante pour ses icônes.
Un monastère, inscrit à l'unesco, se trouve à  10km de là. C'est celui de GUELATI. Il surplombe la vallée dans un cadre champêtre. Nous explorons les bâtiments qui le composent : la tombe de DAVID le constructeur, avec sa très ancienne porte ramenée de Perse, donne sur une petite vigne. Plus loin, un immense réfectoire, l'église principale dont l'intérieur est couvert de fresques, une autre église plus petite, un campanile, une source... Les toits sont couverts avec des tuiles vertes vernissées.
C'est un coup de coeur !
De retour à l'hôtel, nous achetons une bouteille de vin rouge géorgien, à boire très frais, à la fin du repas.

MARDI Ier AOUT
Avant de partir pour les montagnes du nord, nous visitons la PROMETHEUS CAVE, une grotte très vaste. Pour revenir au parking du départ, il faut prendre une navette, ou un bateau (c'est du moins ce que nous avons compris après coup...) Beaucoup de touristes : une majorité de russes, des iraniens et quelques européens.
Nous passons par le canyon de OKATSE. Très encaissé, dans un cadre très vert. L'eau, ici, ne manque pas ! 
Après LENTEKRI, c'est le début de la piste pour le nord et en particulier USHGULI, notre prochaine étape.
Il faut d'abord faire le plein de gas-oil. Pas de pompe au village ! Nous faisons donc demi tour jusqu'à la bourgade précédente et en profitons pour faire quelques provisions.
Nous traversons d'abord des villages, souvent abandonnés. La piste devient plus difficile : ornières, torrents, roches... Nous sommes au fond d'une gorge très étroite : à gauche la falaise (apparemment des orgues basaltiques) et à droite le torrent. Nous ne dépassons pas les 10 Km/h !
Nous croisons un équipage de jeunes en 4X4, qui semblent un peu inquiets et nous demandent si nous sommes bien sur la route de USHGULI..
Face à nous, après un virage, un superbe glacier !
Mais la fatigue se fait sentir et la nuit approche. Nous sommes encore à 15 km de USHGULI. Celà veut dire encore 1 heure et demie de route...Nous décidons donc de nous arrêter au village de KORULDASHI pour la nuit. Tout ici est très rustique. Les habitations, les habitants également. Une "guesthouse" (rien à voir avec celles que nous avons connues jusque là ! ) nous y attend. Les paysans qui vivent ici, vivent très chichement. La patronne nous propose ses "toylets" ; en fait, une pièce en terre battue, avec un WC, un tuyau pour la douche, et un petit lavabo. Elle nous sert un repas très simple : pain, salade, fromage, aubergines grillées et... des bonbons !
Pour coucher, nous préférons quand même notre tente de toit, aux lits qu'on nous propose…

MERCREDI 2 AOUT
 13 ° au réveil…La nuit a été très fraiche. Les fermiers sont déjà à l’ouvrage. Le patron passe avec deux grands seaux de lait. La patronne nous prépare du café et nous donne un « katshapouri » pour la route.
Nous découvrons un paysage magnifique : juste en face de nous, le glacier aperçu la veille, éclairé par le soleil. Partout, une multitude de fleurs.
La piste, par contre, n’est pas meilleure. C’est une succession de roches, très cassantes. Il faut être très vigilant. Nous grimpons vers les sommets et franchissons un col à 2623 m.  
USHGULI. Le but de notre périple. C’est splendide ! Des maisons en grosses pierres et surtout les tours  de cette région. Elles servaient de silos et également de tours défensives. Tout cela avec, à l’arrière-plan, de très hautes montagnes : en particulier l’ushba en face de nous. Nous sommes en SVANETIE, le haut Caucase, près de la frontière russe.
Pas de villages, tels que nous l’entendons, mais des groupes de hameaux.
Les touristes sont à nouveau présents. Visiblement beaucoup de randonneurs et d’alpinistes, acheminés vers USHGULI par minibus, en provenance de MESTIA, début de la route goudronnée.
La piste s’améliore nettement à l’approche de MESTIA ; elle se transforme bientôt en route goudronnée. MESTIA ne présente pas grand intérêt ; c’est un relai pour d’autres excursions.
Pour profiter davantage des sommets qui nous entourent, nous prenons un télésiège qui nous fait grimper à 2300m. La descente sera  problématique : suite à un problème technique, le télésiège s’arrête et nous restons suspendus en l’air, au- dessus des sapins, pendant plus d’une demi- heure. Heureusement, nous partageons notre siège avec un couple de touristes hollandaise , avec lesquels nous pouvons discuter.
Pour la nuit, ce sera un bivouac en pleine nature, à l’endroit repéré auparavant pour le pique- nique du midi.