samedi 1 août 2015

Kirghizstan

Mardi 28 Juillet
En route vers la frontière !
Nous passons un col à 4267 mètres. Le beau temps est enfin revenu. Dans les prairies fleuries, des marmottes à la fourrure dorée, jouent au soleil. Paysage idyllique
Le poste frontière ( en fait, quelques barraques miteuses) se trouve à Kizil Art, à 4300 mètres d'altitude. Les douaniers tadjiks sont peu virulents et controlent nos papiers sans grande conviction. Ils sont au prise avec des touristes anglais qui refusent de payer la taxe d'entrée.
La barrière se lève. Nous voilà au poste kirghize. Le douanier nous fait lire une note spécifiant que nous devons payer 26 $ pour la taxe écologique. Qu'à cela ne tienne ; nous n'allons pas chercher les ennuis !
Le paysage change dès la frontière passée : des yourtes, qui nous rappellent la Mongolie, et des roulottes, sont dispersées ça et là. Partout des troupeaux de chevaux, de vaches et de moutons.  Les enfants se précipitent à notre rencontre.
Nous traversons des collines verdoyantes et passons d'une vallée à l'autre.
Quel beau pays !
Nous trouvons un joli bivouac, sous les arbres, à l'écart de la route. La nuit s'annonce paisible.

Mercredi 29 Juillet
Nous prenons la direction de Och où nous comptons faire des courses et les pleins de gasoil.
La différence avec le Tadjikistan est sensible : le paysage, verdoyant et doux, et enfin, de vraies routes !
Och est une ville animée, dans laquelle on trouve de tout, à profusion ; nous tombons en arrêt devant la vitrine d'une patisserie turque qui propose des petits gateaux et autres loukoums, tous plus apétissants les uns que les autres.
Nos hommes engloutissent deux petits poulets rotis pour le repas du midi et nous finissons avec une grosse glace : un petit moment de folie après les restrictions des semaines précédentes !
Seul problème : les banques ne veulent pas de nos euros ( les dollars sont par contre acceptés) et nous passons  du temps à trouver celle qui acceptera notre monnaie...
Un petit tour au bazar, qui regorge de produits venus de Chine.
La région autour de Och est très peuplée et nous avons quelques difficultés à trouver un bivouac tranquille. Une place dans les champs, à côté d'un ruisseau, fera l'affaire.
Les villageois nous observent avec curiosité. Nous avons même la visite d'une jeune femme (professeur apparemment) venue spécialement pour voir les touristes.
Aucune crainte à avoir, nous pourrons dormir tranquille.

Jeudi 30 Juillet
Nous cherchons la route qui doit nous permettre de rallier le lac d'Issik kul, par les pistes de l'intérieur.
Il faut faire mille détours pour passer Dzalal Abad sans franchir la frontière  ouzbèke. Le tracé des frontières est très capricieux et les limites entre Ouzbékistan, Kirghistan et Tadjikistan peu évidentes.
La piste se perd dans la montagne, dessinant d'incroyables épingles à cheveux. Nous roulons tout au sommet, à plus de 3000 mètres et passons parfois à côté de coulées de neige.  Sur les plateaux, nous rencontrons des bergers (des enfants surtout) avec leurs troupeaux.
Quelques courses à Kasermann :  le traditionnel "nan" (pain plat), quelques fruits et légumes, puis nous cherchons un bivouac. Les pistes de montagne sont fatigantes, et nous avons besoin de nous reposer.









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