Samedi 15 Aout
Uralsk. Dernière ville kazakhe importante, à 60 kms de la frontière avec
la Russie. Nous y faisons quelques courses et le plein d'essence (le gasoil
coûte environ 44 centimes d'euro), pour utiliser nos derniers Tenge.
Il nous faut deux heures pour passer les deux frontières. Le douanier
kazakh, assez pointilleux, nous fait
déballer l'arrière du véhicule, ouvrir le WC et la tente de toit. Le russe est
moins exigeant : il nous demande carrément si nous avons des armes et de la
drogue...
La route, avant l'embranchement pour Samara, est en mauvais état, dans
le style des routes que nous trouvions au Kazakhstan. Nous tentons de retrouver
la Gosiniça, où nous nous étions arrêtés à notre retour de Mongolie, en 2013 :
sans succès. Nous finissons par aterrir dans un petit hôtel, sans grand charme,
aux abords de Samara.
On accède aux chambres par un escalier extérieur en fer. Dans la cour
des femmes, à l'air assez rude, discutent en nous regardant passer. Le patron
parle un peu anglais ; nous parvenons à communiquer avec lui. Il nous fait découvrir "la
gigolos", la bière typique de Samara et nous fait préparer des gros
raviolis à la viande. Son accueil sympatique nous fait oublier l'image un peu
négative que nous avions des russes...
Dimanche 16 Aout.
Le proprio, soucieux de bien nous recevoir, nous fait goûter, pour le
petit déjeuner, une soupe russe typique : vraiment trop aigre pour nous ! Par
contre les oeufs au lard et au fromage sont délicieux. Puis il nous photocopie
l'itinéraire à suivre pour rejoindre Samara. Vraiment très gentil ! Nous
échangeons nos emails et faisons une photo souvenir.
Nous remarquons le changement de température depuis que nous sommes
arrivés en Russie : 17 ° seulement ce matin !
Le centre de Samara est agréable : un grand parc surplombe la Volga et
on peut y voir aussi la cathédrale. Très peu de monde, en ce dimanche ; nous
pouvons circuler tranquillement. En 2013, nous avions connu la route de
contournement de Samara en travaux et avions passé des heures interminables
dans les bouchons. A la place, nous trouvons aujourd'hui une autoroute.
L'infrastructure s'est réellement améliorée en Russie et le parc automobile a,
lui aussi, beaucoup évolué.
La gostiniça où nous nous arrêtons pour la nuit n'a rien d'engageant de
l'extérieur, mais les chambres sont très correctes avec en déco, le kitch dont
les russes rafollent : rideaux drapés, style vénitien, stuc et néon bleuté au
plafond, les murs et la literie dans différents tons de vert... Il y a même, à
l'extérieur, une famille d'ours (en bois), tables et les chaises assorties, qui
rappellent l'histoire de Boucle
d'or...Il faut aimer !
Lundi 17 Aout
Départ pour Penza. Patrick se rend au garage Toyota pour une vidange et
une révision de son véhicule. Nous y resterons jusqu'à 16h30... le temps de
corriger certains défauts (le véhicule a un peu souffert de notre périple) et
pour nous, d'apprécier "l'espace clients"du garage : accès internet,
vidéos, film (sur l'histoire de toyota), bar et snack où nous nous restaurons.
Et, autre bonne surprise, le prix de la réparation, qui n'a rien à voir avec
celui qu'on demanderait en France !
Ce soir, nous dormons dans un château !
L'endroit, d'inspiration moyenageuse ( chevalier en armure, tapis,
peintures murales, tableaux, mobilier en bois, cheminées, vitraux, chandeliers,
lustres, trophés de chasse...etc) (tout
étant entièrement faux !) a été construit (d'après ce que nous avons pu
comprendre) par un russe fortuné (un peu prétentieux, sans doute !) et on y va
de surprise en surprise : piscine intérieure, bordée de plantes ( pour les
invités VIP), serre, cascade, étang (sur lequel nagent de faux cygnes),
kiosque, dragon et sorcière dans le parc...Une pure folie !
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