JEUDI 27 JUILLET
Départ d' IJEVAN .Aujourd'hui, nous quittons l'Arménie. Notre périple dans ce pays n'aura finalement duré que 10 jours. Il est vrai que l'Arménie est un tout petit pays, pas plus grand qu'une région française.
Nous nous dirigeons vers MUGANLO, poste frontière. Nous traversons un long tunnel très sombre et roulons tout doucement. A la sortie...une voiture de police ! La sirène retentit. C'est pour nous ! Le policier nous fait comprendre que nous avons dépassé la limitation de vitesse (40 km/h). Nous protestons énergiquement. Finalement, le policier nous laisse repartir. Décidément, la présence policière sur les routes arméniennes nous aura vraiment gênés...
Le passage de la frontière se fait sans problème. Il y a peu de monde et les douaniers ne sont pas trop tatillons. De plus, nous avons l'agréable surprise de ne pas avoir à payer la taxe, normalement prévue à la sortie. L'avons nous déjà payée à l'entrée ? Difficile de le savoir.
Les premiers kilomètres en Géorgie sont absolument horribles ! La route est défoncée : 13 km de trous énormes, parfois remplis d'eau.
Puis nous arrivons sur une route correcte et faisons halte à BOLNISI pour le repas du midi : restau à la russe, avec un accueil plutôt rude... Nous poussons jusqu'à l'église de BOLNISI SIONI, construite en 475 ; la plus vieille église de Géorgie. Joli édifice, précédé d'un campanile, en pierres ocres et parfois vert jade (comme le lit de la rivière, d'ailleurs). C'est ici qu'ont été trouvés les premiers manuscrits en langue géorgienne. Une autre église, un peu plus loin, à TSUGRURASHEN, dans un cadre magnifique, avec vue sur toute la vallée. Elle est hélas fermée. Cependant, à 4 heures, nous voyons une porte s'ouvrir et un pop sortir, pour venir sonner les cloches.
Nous prenons alors la direction de DAVID GAJERI, l'un des monastères les plus connus de Géorgie.
Nous cherchons à éviter TBILISSI, la capitale, et passons par le sud.
Finalement, nous nous retrouvons sur une toute petite route, puis sur une piste, qui longe la frontière de l'AZERBADJAN. La piste n'est pas toujours bonne, et surtout, nous sommes carrément sur la frontière : des casemates et des pancartes nous le rappellent. Un peu crispant ... surtout quand nous lisons sur une pancarte :"ne pas ramasser d'objets suspects et rester sur la piste". Même si nous ne sommes pas dans une zone sensible, c'est quand même inquiétant...
Au bout de 22 km, nous arrivons enfin au village d'UDABNO. A "l'oasis", il est possible de camper et de se restaurer. L'oasis est en fait une sorte de ruine, vaguement restaurée (avec WC, douche et restau, quand même !), tenue par des polonais.Style "baba cool". Le patron parle bien français. Nous y rencontrons quelques autres routards.
La soirée se terminera autour d'un feu de camp, après une longue discussion avec le patron, sur les vins géorgiens.
VENDREDI 28 JUILLET
La nuit n'a pas été très bonne, à cause de chiens qui n'ont cessé d'aboyer...
La patronne nous prépare un copieux petit dèj, et nous partons visiter le monastère de DAVID GAREDJA. Après 10km de piste assez bonne, nous y sommes. Le monastère est en fait en 2 parties : le monastère du bas et celui du haut troglodyte.
Dans celui du bas, nous passons par un dédale de passages taillés dans la roche, d'escaliers et de passerelles, avant de parvenir à une église. Il fallait la trouver !
Pour visiter celui du haut, c'est une autre histoire ! Il faut avoir le pied alpin et se sentir capable d'affronter un petit sentier, mal tracé, avec des passages où il faut carrément escalader...
Je renonce ! Pat, plus téméraire, prend le départ. Il revient finalement, une bonne demi heure plus tard, en disant qu'il n'a pas trouvé le fameux monastère. Sans doute s'est il trompé le chemin...
Nous quittons l'endroit. Sur la route, nous longeons des lacs salés. On nous a d'ailleurs dit que l'eau de certaines fontaines était parfois salée.
Après SAGAREJO, nous arrivons à ZUNGADZIN. C'est le fief de sainte Nino. La population locale la vénère. On y trouve le monastère où elle est enterrée, une grotte avec de l'eau miraculeuse...etc.
La chaleur est vraiment forte aujourd'hui et nous avons surtout envie de nous poser quelque part.
Nous tombons sur une guesthouse sympa, tenue par un jeune couple "Jeff and Julia". Ils vendent aussi du vin, notamment du vin organique, élevé dans des jarres enfouies dans le sol. Le blanc est agréable ; le rouge, très surprenant, ne plaira peut être pas à tout le monde....
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