SAMEDI 15 JUILLET
En route pour la Géorgie !
Après Artvin, la montagne est percée d'une bonne vingtaine de tunnels. Puis le paysage est moins aride. Nous traversons de belles forêts de sapins avec des chalets d'alpage. La route est en lacets, avec parfois de bonnes grimpettes. A Posof, nous galérons pour trouver la frontière. Nous constatons d'ailleurs que nos deux GPS nous ont planté ! Heureusement, il y a encore la tablette !
Je tombe sur un douanier sympa qui m'accueille en français. Pat a moins de chance et rencontre quelques difficultés à cause d'un douanier très tatillon.
Enfin nous y sommes !
Un peu désorientés au début : la langue d'abord. Indéchiffrable ! Nous cherchons un camping mentionné sur la tablette. Rien à l'endroit indiqué !
Par contre nous trouvons la Guesthouse chez "Nick and George" à Atskuri. L'accueil est très chaleureux ; la proprio est avenante et parle anglais.
La chambre est confortable, mais la déco très kitsch : un tigre en stuc, incrusté dans le mur, veille sur
nous... On nous prépare un repas copieux avec beaucoup de petites spécialités locales. Nous avons même droit ensuite à une dégustation de liqueur et schnaps, en compagnie de deux jeunes scandinaves qui sont également à la guesthouse. Un très bon moment !
DIMANCHE 16 JUILLET
Nous quittons la guesthouse. La patronne ne cesse de nous remercier de notre visite et me donne même un petit bouquet de fleurs.
Nous partons vers Borjomi, puis Bakuriani, un endroit très touristique avec beaucoup de vacanciers et toutes sortes de commerces. Je trouve même un guichet de change.
La petite piste de montagne est superbe : des prairies, des fleurs et partout de la verdure. Une nature intacte. On s'y sent bien !
Surprise au col : un contrôle de police. Nous devons attendre un certain temps à cause de la carte grise cette fois... Tout se règle et nous poursuivons la piste.
Les villages traversés sont très délabrés et surtout la route n'est plus qu'une succession de trous. Nous roulons souvent en 1ére.Partout des tas de bouses de vaches séchées qui servent de combustible.
En début d'après midi nous atteignons le lac Tabatskuri puis, après une piste difficile, la lac Paravani.
Les paysages magnifiques compensent bien la fatigue.
Nous avisons pour la nuit, une guesthouse près de la frontière arménienne. La route est très dégradée et en plus il commence à pleuvoir : pas vraiment agréable ! L'impression n'est pas vraiment positive, l'accueil assez froid et les proprios semblent sortis tout droit des "Visiteurs"...On nous propose des lits avachis. Non, décidément nous ne passerons pas la nuit ici !
C'est finalement un petit hôtel modeste, mais correct (style russe) que nous choisirons. Le patron nous offre du vin géorgien (pas vraiment un régal, mais c'est gentil quand même) et nous prépare des truites de montagne que nous mangeons avec plaisir.
LUNDI 17 JUILLET
Nous ne voulons pas quitter cette région sans visiter Vardzia. C'est un site troglodytique. La falaise est percée de plus de 100 trous, habitations et églises, qui servaient de refuge en cas d'attaque. Pour y accéder, nous nous laissons guider par la tablette qui choisit la route la plus courte, mais aussi la plus mauvaise. Il nous faudra 2 heures pour faire 27 kilomètres ! La fin du trajet nous récompense de nos efforts : une superbe route de montagne avec des ravins impressionnants.
Pour visiter le site, on passe d'une caverne à une autre, parfois par des escaliers assez abruptes. La chaleur ne facilite pas les choses, mais au final, ça méritait vraiment le détour.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Khertsvisi, au pied de la forteresse, dans un petit restau. La patronne nous aborde en allemand (une chance pour moi !) et nous prépare des katchapouris - sortes de pizzas garnies de fromage. Wirklich lecker !
Nous échangeons en allemand et en apprenons un peu plus sur la vie en Géorgie.
Il n'est que 15h30. Nous avons le temps de passer la frontière arménienne.
Tout d'abord ça va très vite et les douaniers sont sympas. Vers la sortie, changement de note : comme nous optons pour un séjour de plus de 15 jours, il faut un visa. Cela veut dire, des papiers, des allées et venues entre un bureau et l'autre (nous n'y comprenons pas grand chose et nous nous laissons guider) et un coût supplémentaire. Difficile de chiffrer la somme : les billets affichent une multitude de zéros. 10000 Drams représentent à peu près 20 Euros. Et nous n'échappons pas non plus à l'assurance pour la circulation en Arménie : encore 12 450 Drams ! (en fait moins de 24 Euros). Nous allons nous y faire !
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