MERCREDI 12 JUILLET
Nous nous levons à 8h et passons à Allessandropoli prendre le petit dèj. La frontière est vite là et à notre grande surprise, nous la passons très rapidement. Les nombreux bureaux dans lesquels nous avions galèré en 2009 ont disparu. On n'a même plus besoin de descendre de voiture ! A 10H 30, nous sommes en Turquie.
Passage à la banque pour le change. Les employés ont l'air surpris ; il est vrai que les touristes français sont extrêmement rares.. Nous dégustons notre premier Chai à une terrasse ombragée.
En route vers Istanbul. La circulation se fait plus dense..
A l'entrée de l'autoroute, nous entreprenons d'acheter la vignette nécessaire. Un employé soupire derrière des piles de formulaires, dans un minuscule bureau où attendent déjà plusieurs personnes. Après une bonne demi heure d'attente, et grâce à l'aide d'un turc d'Allemagne, nous obtenons le précieux sésame. Surprise à la sortie : le bureau se trouvant à contre sens de la voie vers Istanbul, il faut, pour reprendre sa route, prendre l'autoroute en sens inverse et sortir à la bretelle d'accès suivante... Pas franchement simple !!
Plus nous approchons d'Istanbul, et plus il est dur de circuler : les voitures, bus et camions se pressent dans un désordre inimaginable ! Il nous faudra au moins deux heures avant de retrouver une circulation à peu près normale.
Nous sortons à Sakarya pour trouver un petit hôtel pour la nuit. Ce n'est pas franchement une bonne idée :
tout le centre est bloqué par des bouchons. En fait de "petit hôtel", on nous propose successivement une suite dans le premier, puis une chambre à 80 Euros et même 90, dans les suivants. Nous commençons à désespérer. Enfin, nous dénichons, par hasard l'endroit qui nous fallait à un prix correct. Il était temps ! Nous sommes tous deux passablement fatigués et énervés...
JEUDI 13 JUILLET
La nuit a été quelque peu bruyante, mais nous sommes malgré tout reposés.
Après l'embranchement vers Ankara, la circulation sur l'autoroute, puis sur la 4 voies est beaucoup plus facile et nous progressons normalement.
Un arrêt à midi pour déguster du mouton grillé. Ca change des "Köfte" qu'on nous propose absolument partout !
Nous sommes maintenant à peu près à mi-chemin de la frontière géorgienne.
VENDREDI 14 JUILLET
La quatre voies après Erbaa est quasiment déserte. A Refahiye nous reconnaissons l'Otogar où nous avions dormi il y a 8 ans.Une petite halte s'impose ! Erzurum, réputée pour sa station de ski est la dernière grosse ville sur le plateau. La route continue ensuite dans une gorge étroite, encadrée par des parois abruptes.. Il nous faudra plusieurs heures pour rejoindre Yusufeli. Nous cherchons le petit camping sympa trouvé lors de notre précédent passage ici. Pas évident de se faire comprendre ! Par un heureux hasard nous tombons sur une turque résidant en France, qui nous aide dans nos recherches. Hélas, les choses ont bien changé : le jardin dans lequel nous nous étions installés, sous les arbres fruitiers, est maintenant enclavé entre deux immeubles et l'entretien laisse à désirer. Le patron a l'air morne et ne cherche pas vraiment à communiquer avec nous.C'est d'ailleurs l'impression que nous avons sur les turcs rencontrés, en général : beaucoup plus distants et moins chaleureux qu'autrefois.. Ce qui frappe également, c'est la multitude de drapeaux turcs accrochés partout et les portraits d'Erdogan...
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