vendredi 24 juillet 2015

Dushanbé à Khorog


Mardi 21 Juillet
Nous nous perdons dans les rues de Dushanbé, à la recherche d'un grand magasin, et aterrissons finalement dans un marché de quartier.
Pour rejoindre Khorog, nous optons pour la route du Sud, apparemment plus roulante  : Dangara, Vose, Kulob. La route est effectivement très bonne. Toutefois, à cause de  "l'afghanèse", un vent chargé de sable, le ciel est souvent opaque.
Les controles de police sont fréquents. Mais les policiers, voyant que nous sommes français,  nous laissent passer sans problème : " Ah !!  Franzus ! Zidane ! De Funès ! Depardieu !" Leurs connaissances sur notre pays ne datent pas d'hier..
Bivouac, à l'écart de la route, derrière les collines

Mercredi 22 Juillet
Nous roulons tranquillement vers Kulob. Tout à coup, un policier brandit son baton et nous montre son controleur de vitesse qui affiche 74 kms//h. Impossible ! ! Nous roulions au plus à 54 kms/h. Patrick n'en démord pas et conteste  l'infraction. Finalement, le policier, assez penaud, nous laisse repartir...
La bonne route se transforme en piste de montagne. Nous descendons parfois dans de grands canyons, aux parois abruptes.
Controle militaire  après le col de Shurabad. Les militaires, de jeunes gars rieurs, veulent inspecter notre tente de toît. Simple curiosité ! Ce n'est pas tous les jours que l'on voit des touristes !
Nous longeons la Pyanj, une large rivière aux eaux marrons, qui sépare le Tadjikistan de l'Afghanistan tout proche.
2ème controle de police... Nous y sommes maintenant habitués. La présence militaire est très importante dans cette zone frontalière et nous croisons souvent des patrouilles à pied.
La piste devient de plus en plus difficile et les véhicules (ainsi que leurs passagers !) sont mis à rude épreuve. Enfin nous parvenons à Kahla I Koum, la fin de la route du sud. Difficile de trouver un bivouac ici : d'un côté de la route, la rivière, et de l'autre, la montagne... Nous commençons à désespérer.
Enfin le bivouac que nous cherchions ! le long de la rivière, à côté d'une rangée d'arbres.
Nous avons même droit au petit spectacle de fin de journée : un 4X4  tadjik planté dans un bras de la rivière ! Heureusement, les supermen français sont là ! En 2 temps 3 mouvements, le problème est règlé. Nous ne sommes pas peu fiers !
Nous observons les afghans, sur l'autre rive. Dans les villages, plantés dans la verdure, nous voyons les paysans s'affairer. Les champs sont souvent haut perchés et les sentiers d'accès abruptes. La vie ne doit pas être facile ici...

Jeudi 23 Juillet
Encore 250 kms avant d'atteindre Khorog. Nous reprenons la route. Quelques gués. La rivière est toute proche de la route et il faut être très vigilant. Des passages très étroits entre les parois rocheuses. Cette route est vraiment éprouvante !
Dans les villages, cachés dans la verdure, les enfants nous proposent des fruits. Près des maisons, les abricots sèchent.
Là encore, aucun endroit propice au bivouac ! L'eau est partout, et nos recherches restent vaines.
Enfin une place sur une petite bande de terre, à côté de la Pyanj ! Il y a aussi un petit cimetière. L'endroit est agréable, mais très venté. Le ciel est sombre et nous craignons un orage.  En face de nous des sommets enneigés, de plus de 5000 mètres.
Ce soir, au moins, nous ne souffrirons pas de la chaleur !

Vendredi 24 Juillet
Nous ne sommes plus qu'à 35 kms de Khorog.
 D'un commun accord, nous décidons d'y faire une pause et de nous payer un hôtel pour reposer nos dos fatigués.
Demain nous attaquerons la route du Pamir.









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