Nous levons le camp à 7h30 et prenons la direction de la frontière. Avant d'y arriver, il faut passer sur un pont flottant : moment assez amusant ; le pont s'enfonce parfois dans l'eau sous le poids des véhicules... Le passage de la frontière russe ne pose, cette fois ci, aucun problème ! ( à peine une demi-heure, avec en prime une douanière souriante) Puis vient la frontière kazakhe. Le personnel est aimable et souriant et nous aide à remlir nos papiers. Au bout de 30 minutes nous avons terminé ! Nous franchissons encore quelques contrôles et arrivons enfin au dernier poste.
A nous le Kazakhstan !
A nous le Kazakhstan !
C'est alors que nous voyons surgir plusieurs policiers qui arrêtent la voiture de Patrick. Surprise totale !! Ils nous montrent le stop, qui nous a échappé au milieu de la cohue, en répétant : "Problem ! Problem". Nous savons qu'au Kazakhstan les amendes pleuvent et sommes un peu inquiets. On nous conduit dans un bureau et l'un des policiers commence à remplir un registre...Les autres semblent très contents de la prise qu'ils viennent de faire et rigolent bien ! Nous essayons de parlementer. Nono leur fait croire qu'il est policier à la retraite (sergent apparemment) et leur dit qu'il a bien compris leur truc :" Stop = Money, Money!" Tous éclatent de rire. Finalement le chef déclare :" Three men = three souvenirs !" Nous nous empressons de leur donner quelques uns des petits cadeaux que nous avons amenés et nous dépèchons de quitter les lieux. Finalement nous nous en tirons à bon compte !
Depuis le passage de la frontière, nous remarquons beaucoup de changements : la population d'abord, typée asiatique et généralement souriante, le paysage, beaucoup plus aride maintenant,les cimetières musulmans le long de la route.
Nous progressons lentement, car la route qui mène à Atyrau n'est qu'une suite d'énormes nids de poules. Les véhicules empruntent souvent le bas côté, ou la piste voisine pour y échapper.
Le présence policière est importante, et nous respectons scrupuleusement les panneaux après l'incident du matin. Tout à coup, une voiture de police fait signe à Pat de se garer. .. Décidemment...Le policier lui fait comprendre qu'il n'a pas mis ses feux de croisement (obligatoires !) et qu'il doit enlever le film teinté fixé sur sa vitre . (Les passagers doivent être visibles) Il en décolle un coin et Pat est obligé d'arracher le reste. Mais cette fois encore, pas d'amende !
Nous mangeons un gulach dans une gargotte. Dans un coin, un divan à l'oriental, sur lequel deux hommes sont allongés.
Après avoir bien galèré sur cette route, et par une chaleur écrasante,nous arrivons enfin à Atyrau. Trop tard pour retirer de l'argent ! (nous avions oublié le décalage horaire de 2 heures et les banques sont toutes fermées)
Nous trouvons finalement un bivouac à la sortie de la ville, en suivant une piste qui devrait nous emmener à la mer caspienne. Rien ! Tant pis pour la baignade, qui nous aurait pourtant fait beaucoup de bien ! Nous nous installons et fêtons notre arrivée au Kazakhstan avec un petit verre de pontarlier (Merci Pat !) Il nous faut pourtant écourter ce bon moment et monter dans nos tentes, car les moustiques kazakhes sont assez féroces !
Vendredi 10 Juillet
Il
fait chaud dès le lever. Nous quittons le bivouac (apparemment une zone
naturelle protégée...une chance que les gardes ne nous aient pas vus !)
Change à Atyrau (1 Euro = 200 Tenge) et plein de gas oil. Nono sème la
panique à la station service en voulant changer de file d'attente...
Mauvaise idée : Ici, pas de fantaisie : on attend scrupuleusement dans
l'ordre d'arrivée !
La
route qui conduit à Bejneu est roulante et sans problème. Il faut juste
faire attention aux policiers à l'affut de la moindre infraction. Des
chameaux et des chevaux, ça et là, et beaucoup de puits de pétrole
Nous
avons l'intention de bivouaquer aux environs de Bejneu ; mais il faut
bien se rendre à l'évidence : l'endroit, très industrialisé, ne s'y
prête pas du tout et de plus, il n'y a ici aucun endroit abrité du
soleil. Nous optons finalement pour un petit hôtel (30 Euros environ)
avec clim. Correct sans plus. (il nous faut aller plusieurs fois
réclamer de l'eau pour la douche...). Demain, passage de la frontière
ouzbèke.
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