vendredi 24 juillet 2015

Tadjikistan

Marie Franco :

Dimanche 19 Juillet

Nous prenons la direction de Bekabad, vers la frontière tadjike.
Les pleins de gasoil sont faits ! Nous voilà tranquilles !
Le paysage est beaucoup plus valloné ; les couleurs varient entre l'orange et l'ocre. Beaucoup plus d'arbres fruitiers et de troupeaux de vaches.
A Bekabad, on nous indique la  direction du passage  frontière réservé aux étrangers. Oybek. Nous y voilà ! Le poste de frontière ouzbèke est moderne. Les controles sont rigoureux, mais sans exagération. Pas de problème non plus à la fouille.
Le poste de frontière tadjike est beaucoup plus délabré. Les douaniers remplissent de gros registres, tandis que la télé diffuse un épisode de "Fast and Furious". L'un des douaniers nous propose une tranche de melon... Autre style qu'auparavant ! Nous devons payer  25 $. Sans doute une taxe. Et c'est terminé ! Pas de fouille ! !
Après la frontière nous arrivons dans une région de moyennes montagnes. L'après midi touche à sa fin. Nous trouvons un bivouac assez facilement. L'endroit est calme et isolé. Au loin, des lumières dans la plaine : sans doute une usine ?

Lundi 20 Juillet
La nuit a été très chaude et nous n'avons pas très bien dormi. Nous longeons la frontière ouzbèke, dont le tracé est bien compliqué. Nous croisons un poste frontière. Il est un peu difficile de savoir où l'on se trouve exactement. Quelques photos pour garder une trace de cet endroit. C'est alors que les ennuis commencent ...
Nous croisons une colonne de jeunes militaires, portant des chapeaux style "cow boys". Le chef nous interpelle aussitôt. Surprise... Peut être un simple controle ? Non, nous réalisons bien vite qu'il est interdit de prendre des photos ici. Le militaire confisque nos passeports et nous demande de le suivre.
Un premier chef arrive ; recontrole des passeports et autes papiers. Nous essayons d'expliquer que nous n'étions pas au courant de cette interdiction. Les choses risquent de durer un moment... Une amende (ou pire !) nous attend surement ! Chose rassurante, on nous amène des chaises (à l'ombre) et de la pastèque. Le chef n'en finit plus de téléphoner. Nous expliquons que nous sommes de simples touristes et leur faisons même visiter nos  véhicules (peut être que les choses seront moins graves que nous le pensions...)  Le "grand" chef arrive en taxi. Explication de la situation. Il veut voir nos photos et nous en fait effacer une partie. "Granita" nous explique t'il en nous montrant la carte. Nous finissons par comprendre qu'il est interdit de prendre des photos dans la zone frontalière. Le "grand chef" nous emmène à la ville voisine jusqu'à un autre poste de police. Nous comprenons qu'il veut faire des photocopies de nos passeports. Un moment plus tard, il ressort et nous rend nos passeports. Pas d'amende ! Nous remercions platement. Il nous emmène sur la route de Dushanbe. Nous n'insistons pas, et quittons bien vite les lieux...
Nous attaquons maintenant la montagne. 2000 mètres très rapidement, et 25 ° seulement. Quel contraste ! Des cascades, des cols escarpés. C'est bien le Tadjikistan, tel que nous l'avions imaginé. Des tunnels mal éclairés et des péages (eh oui, là aussi !)  . Plein de gasoil : en fait, le pompiste apporte de gros jerrycans qu'il vide dans nos réservoires.. Mauvaise surprise au moment de payer : il a visiblement gonflé le prix du litre de gasoil. Les 2 Pats tiennent bon et le pompiste est bien obligé de céder.
La route se transforme en une piste horrible : beaucoup de circulation, des trous et de la tôle ondulée sur près de 80 kilomètres... De plus, il est difficile de trouver un bivouac dans la montagne et il est déjà tard. Par chance, nous finissons par trouver un endroit au bord d'un torrent, dans ce qui ressemble à une colonie de vacances désafectée.








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